Congress theme: “Open access to knowledge - promoting sustainable progress”

Une conversation avec Elizabet Maria Ramos de Carvalho

English

Directrice régionale pour l’Amérique latine et les Caraïbes

 

Depuis quand êtes-vous à l’IFLA ?

Je voudrais tout d’abord déclarer que j’ai été très heureuse de travailler comme directrice d’un bureau régional de l’IFLA. J’ai exercé cette fonction pendant près de vingt ans ! Et ce congrès est pour moi le moyen de dire au revoir à cette fonction, mais pas d’arrêter toutes mes activités au sein de l’IFLA. Pour de nombreux collègues, c’est une surprise. Mais vient un moment où il faut passer le relais, bien que mes collègues de la région Amérique latine et Caraïbes m’aient déjà demandé de rester une année de plus comme conseillère pour l’organisation de la conférence de Puerto Rico. Et comment aurais-je pu dire non ?

Quels événements particulièrement réjouissants avez-vous connu à l’IFLA ?

J’ai de très bons souvenirs. Et le meilleur qui soit est lorsque l’espagnol est devenu langue officielle de l’IFLA.Ca a vraiment été un grand moment, un excellent moment ! L’IFLA a ainsi donné l’opportunité à une grande partie de la population mondiale d’avoir accès aux informations intéressant la communauté internationale des bibliothèques. D’autres bons souvenirs sont l’organisation des deux congrès dans la région ; un à Cuba et l’autre en Argentine. Et bien sûr, la préparation du 77ème congrès de l’IFLA à Puerto Rico en 2011. Je suis sûre que ça va être un congrès merveilleux.

Pouvez-vous nous dire ce qu’est le Portugnol ?

(Elle rit)  Vous savez, dans cette partie du monde on bascule souvent du portugais à l’espagnol. Et comme je suis brésilienne, mon espagnol est teinté de portugais. Alors, comme on dit dans le pays, on parle Portugnol, un mélange des deux langues.

Comment voyez-vous le rôle des bureaux régionaux de l’IFLA ?

Le rôle des bureaux régionaux est très importants, car c’est un moyen de réseauter. Grâce à ce bureau, nous entretenons bon nombre de contacts et nous offrons un lien direct entre l’IFLA et les communautés de bibliothécaires de la région. Dans la zone Amérique latine et Caraïbes, il existe de nombreux réseaux informels avec lesquels notre bureau peut rester en contact. Les bureaux régionaux travaillent également de manière rapprochée avec les sections. Le rythme  des sections est différent de celui des bureaux régionaux. Ils travaillent ensemble en ciblant les missions sur le développement de la lecture et le libre accès au savoir et à l’information.  La zone Amérique latine et Caraïbes a également développé de nombreux contacts avec celle d’Afrique et celle  d’Asie et Océanie. Et nous travaillons également avec les structures institutionnelles et les représentants nationaux des gouvernements locaux. Dans le futur, le rôle des bureaux régionaux demeurera  très puissant.

Quel conseil donneriez-vous à votre successeur ?

Soyez diplomate. Je crois que c’est la chose la plus importante. Développez également de bonnes relations avec l’ensemble des partenaires, en particulier avec les collègues de toutes les parties du monde. Développer des compétences diplomatiques est la clé pour avoir de bonnes relations, et la meilleure manière de promouvoir le travail que vous effectuez dans la région. Et dans ce riche melting-pot de cultures, vous aurez à défendre les bibliothèques et le libre accès au savoir avec l’ensemble de vos partenaires.

Continuerez-vous à venir aux congrès de l’IFLA?

Bien sûr ! J’aime l’IFLA. L’IFLA.est une bonne façon de rester en contact avec des collègues du monde entier, et je ne manquerais ça pour rien au monde. J’ai fait la connaissance d’un grand nombre d’amis ici, de collègues et j’y ai aussi appris de nombreuses choses. Alors, aussi longtemps que je le pourrais, je viendrais assister aux conférences de l’IFLA.

http://www.ifla.org/en/lac